Patrick Devaux. VP Market Intelligence Airbus Group





Patrick Devaux est depuis cinq ans conseiller en Intelligence économique et en Stratégie opérationnelle du directeur de la stratégie d’un groupe d’aéronautique.

Il est ancien colonel de l’armée de terre, spécialiste de l’Asie centrale, et a été en poste en Russie.
En parallèle de ses activités, Patrick Devaux intervient régulièrement auprès d’étudiants et de professionnels du secteur privé et public, afin de les sensibiliser aux problématiques de l’IE.
Son expérience au sein du groupe franco-allemand le conduit à promouvoir l’appropriation par les acteurs européens de l’Intelligence économique, domaine encore largement sous influence anglo-saxonne.

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"Patrick Devaux un ancien militaire chez le géant des airs"

Après 28 ans d’armée, l’ex-colonel de cavalerie est entré chez EADS il y a huit ans, comme conseiller en intelligence économique et en stratégie opérationnelle du groupe d’aéronautique européen. Un parcours atypique qui était loin d’être tout tracé.
Par Cynthia Gloch


« Mon parcours a souvent été influencé par des événements extérieurs », lance Patrick Devaux, soixante ans cette année.

Issu d’une famille d’antiquaires, Patrick Devaux, passionné d’art et d’objets anciens, se destine à devenir commissaire-priseur. Jusqu’à ce qu’en 1981, le tout nouveau président de la République François Mitterrand envisage de « fonctionnariser » cette profession. Patrick part alors pour son service militaire à Saumur. Il ne sait pas encore qu’il consacrera presque trente ans de sa vie à servir sous les drapeaux.
D’abord à la tête d’un peloton d’instruction, puis d’un peloton et d’un escadron de combat, c’est là que sa vocation se dessine.
Au contact de soldats de toutes cultures et tous milieux sociaux, dont certains ont un parcours difficile, Patrick réussit à créer la cohésion et à élever ses hommes au meilleur niveau. « J’ai pris conscience à cette époque de ma capacité à transmettre ».
Devenu officier d’active, Patrick poursuit sa carrière jusqu’à la professionnalisation des armées en 1998, qui voit la suppression de plusieurs unités et de nombreux postes de commandement. Nouvelle donne qui l’incite à élargir son spectre de compétences en choisissant les relations internationales. Envoyé comme conseiller de l’Ambassadeur de France à Moscou pendant trois ans, il devient familier des techniques de recherche d’information stratégique à des fins de décision. L’intelligence économique n’est plus très loin.

Au service de la direction de la stratégie d’EADS, il est chargé de monter une cellule d’intelligence économique. Il se passionne pour ce concept émergent, conscient de son énorme potentiel.

Les portes d’EADS s’ouvrent
De retour en France à l’Ecole de cavalerie de Saumur, Patrick sait qu’il est à un tournant de sa vie. « Etant vite monté en grade et en niveau de responsabilité, je n’avais plus vraiment de perspective dans l’armée », se souvient-il. C’est alors qu’un certain Marwan Lahoud, directeur général d’EADS, chargé de la stratégie et du marketing, numéro deux du groupe, vient en visite à l’Ecole.
Patrick lui remet son CV. Puis tout s’enchaîne : cinq entretiens plus tard, le colonel de cavalerie troque l’uniforme contre le costume civil. C’était il y a huit ans. Au service de la direction de la stratégie d’EADS, il est chargé de monter une cellule d’intelligence économique. Il se passionne pour ce concept émergent, conscient de son énorme potentiel.
Transmettre le savoir
“La pépinière”
Mais déjà un nouveau challenge l’attend : Patrick est élu en 2014 vice-président du Synfie, le syndicat français des professionnels de l’intelligence économique, un an après y être entré. « Avec Alexandre Medvedowski, le président, nous décidons de revitaliser cette structure pour qu’elle devienne incontournable pour les entrepreneurs comme pour les pouvoirs publics ».
Pour ce faire, Patrick a un cheval de bataille, celui qui l’a toujours animé : la transmission du savoir. « Non seulement les métiers de l’intelligence économique doivent être formalisés et reconnus par l’Etat, mais c’est par la formation que les mentalités pourront évoluer ». C’est pour cela que Patrick Devaux donne régulièrement des cours à Sciences Po et qu’il accueille en permanence dans son service trois ou quatre stagiaires ou alternants. « Mes collègues me surnomment ‘’la pépinière’’ », s’amuse-t-il.
En bon militaire qui a la « bougeotte », il se donne encore quelques années au sein d’Airbus Group, «pour développer l’intelligence économique du groupe à l’international. Puis pourquoi pas la politique ?... pour défendre une Europe dont il est convaincu et qui en a plus que jamais besoin. Comme dans l’armée, face à l’adversité il faut avancer groupés ».

Cynthia Gloch




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